Prise en charge

Un patient peut consulter un·e diététicien·e de sa propre volonté ou être envoyé au cabinet par son médecin traitant , avec une ordonnance médicale, s’il présente une obésité, un surpoids ou tout autre pathologie nécessitant un rééquilibrage alimentaire (diabète, dyslipidémie…)

 Il n’y a pas ou rarement de prise en charge par la Sécurité sociale mais il est possible de se faire rembourser par certaines mutuelles (il s’agit généralement d’un forfait à l’année associé aux médecines douces) sur présentation d’une facture établie par le professionnel de santé. 

Dans le cadre de l’éducation thérapeutique un bilan et un suivi diététique de 2 ou 3 séances, peuvent être proposés sans avance de frais aux patients pour une pathologie donnée. La·le diététicien·ne prend le soin de déterminer, avec le patient et selon ses besoins, le nombre prévisible de séances nécessaires à son suivi. Un suivi sera efficace à partir de 6 séances minimum – mais ce chiffre varie sensiblement selon la pathologie justifiant l’accompagnement du diététicien (et dépend également de la motivation du patient). 

Un suivi s’étalant sur plusieurs mois, voire sur un ou deux ans, peut s’avérer indispensable, c’est le cas par exemple, du suivi des enfants pour surpoids et obésité dans le cadre du réseau Réppop Bourgogne-Franche-Comté et de « Mission retrouve ton cap » proposé par la CPAM avec une prise en charge totale de 7 consultations diététiques (renouvelables).

Rôle du​·de la diététicien​·ne en libéral

A partir d’un bilan personnalisé :

  • Dispense des cons​eils nutritionnels
  • Eduque et rééduque au plan nutritionnel des patients atteints de troubles du métabolisme ou de l’alimentation
  • Incite à la consommation de plats « équilibrés faits « maison » tout en préservant le plaisir de manger

Compétences

  • Patience, tact et de discrétion : un interrogatoire alimentaire touche le patient à son intimité
  • Etre à l'écoute et faire preuve d’empathie
  • Doit savoir adapter son discours au public et réaliser une synthèse suite à l’entretien quant à l’établissement d’un régime particulier. 
  • Psychologie et pédagogie : pour réussir à ​améliorer l'alimentation ou le comportement alimentaire du patient
  • Dynamique : pour motiver le patient à poursuivre le suivi diététique
  • Doit être capable de travailler en interdisciplinarité avec médecins, pédiatre, et autres professionnels de santé comme les psychologues, les éducateurs sportifs … 
  • Doit être capable de donner des conseils pratiques de cuisine, des menus et les recettes associées
  • Connaissances des techniques d’animation de groupes pour les ateliers de nutrition collectifs.